Le poids de la culture
- 28. Nov. 2020
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Aktualisiert: 22. Juni 2023
« La religion ne primera jamais sur la culture au Sénégal » El Hadj Malick Sy.
Dans ces paroles du grand érudit sénégalais se cachent des réalités socio-culturelles profondes. Avec l´exemple de la fête de la tabaski, nous allons voir l´importance et le poids de la culture dans une société. Cette fête, elle est en réalité religieuse !
L'Aïd al-Adha ou ou l'Aïd el-Kebir est la plus importante des fêtes musulmanes. Elle a lieu le 10 du mois de Dhu al-Hijja, le dernier mois du calendrier musulman. L´historique de cette fête est connue de tous, mais ce qui est à noté, ce sont les règles et les normes qui accompagnent cet acte religieux. Comme je l´ai noté en haut, cette fête, elle est religieuse. Donc la façon dont elle doit être fêtée est bien définit par la religion.
Mais quand on observe aujourd’hui comment cet évènement est célébré au Sénégal, on peut se poser beaucoup de questions. Mais revenons un peu sur cet aspect culturel. On sait tous que nos mentalités, nos schémas de réflexions, notre perception même du monde sont façonnés par la culture. Dans la pratique des actes religieux, on y trouve beaucoup de nos codes et schémas culturels.
La réalité est qu’avec ces évènements qui sont sensés être religieux, on ressent le poids la culture. Si on se fiait seulement aux règles établies par la religion, beaucoup de gens n´auraient point de problèmes avec la célébration de cette fête, car elle est non seulement pas obligatoire, mais on a des circonstances atténuantes. C´est la perception et les attentes qu´on a de cette fête qui en font une obligation (pression sociale).
La triste réalité est qu´on a développé une culture du « voir et être vu » qui va à l´encontre de la religion. Le regard des d´autres a un impact dans toutes les cultures et sociétés. Il façonne et oriente même la façon dont on se comporte dans un groupe (I and Me de Mead). Qui aujourd’hui a défaut d´avoir un bélier se contenterait d´égorger une brebis ? Les dépenses exorbitantes des femmes, qui la plupart ne savent même pas qu´elles devraient aussi faire le sacrifice (égorger un mouton) nous montrent à quel point nous nous identifions dans la religion avec nos propres règles et normes.
Baay Lahat.
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